23.09.2009

Amélie Nothomb

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« Le voyage d’hiver » Amélie Nothomb chez Albin Michel

 

Avant « Stupeur et tremblements » je n’ai rien lu d’Amélie Nothomb. Après, j’ai n’ai lu que : « Le voyage d’hiver » qui est son dernier. Entre les deux, l’humour a disparu, mais il n’en reste pas moins que «  Le voyage d’hiver » se lit bien et en deux heures de temps, ce qui n’est pas un gros sacrifice. On peut admirer la photo de couverture plus longtemps que le texte en lui-même car elle est signée Harcourt, le laboratoire photographique qui livre les photos signées en format 24x30 blotties dans de belles boîtes noires. On ne s’en lasse pas. Je dis ça, car il est bien connu qu’entre les titres et les couvertures, la romancière n’a jamais fait aucune concession et que ses choix, en général critiqués par les professionnels du livres passent pourtant très bien auprès du public.

 

Amélie Nothomb est un auteur régulier. Chaque année elle sort au mois de septembre un livre. Je m’étonne toutefois de son rythme de travail « Je me lève tous les matins à 4h et j’écris jusqu’à 8h. Je pratique cette discipline sans relâche. » J’ai peine à croire pourtant qu’elle ait pu mettre un an pour pondre sa dernière œuvre. Deux ou trois mois constitueraient une durée suffisante pour créer ce genre d’ouvrage léger et complètement domestiqué par une imagination toujours en alerte. Alors que fait-elle le reste du temps ? Travaille-t’elle doublement pour assurer ses vieux jours ? L’on pourrait imaginer qu’elle écrit deux ou même trois livres par an et qu’elle les garde en réserve pour ces années futures où son imagination pourrait lui ferait défaut ? ! Amélie Nothomb qui pense à ses vieux jours ? Cela pourrait tout aussi bien être le thème d’un prochain livre ! « Une année j’écris une fiction, une année j’écris sur moi. » Donc plus qu’un an pour savoir à quelle sauce l’auteur va se servir.


Mais que raconte « Le voyage d’hiver » ? L’histoire d’un dépit amoureux qui pousse le narrateur à détourner un avion pour le faire s’écraser sur la Tour Eiffel. Va-t’il le faire ou non ? N’aurait-il pas mieux fait de s’en prendre directement à l’objet convoité qui lui échappe ? Vous voulez le savoir ? Désolée, il faut lire le livre pour le découvrir. Et vous jugerez qu’au final, c’est un petit délire charmant.

Commentaires

En fait, Amélie Nothomb écrit plusieurs livres par an et ne choisit d'en publier le plus souvent qu'un seul par an. Depuis son premier roman ("Hygiène de l'assassin"), j'ai lu tout ce qu'elle a publié. Cependant, je trouve que ses productions sont très inégales (en particulier, l'avant-dernier ("Le Fait du prince") ou aussi "Journal d'Hirondelle"...), au point que j'hésite à me lancer dans son dernier ouvrage, et même si cela ne me prendra que deux heures...

Ecrit par : Nathalie | 23.09.2009

j'ai vu sur la cinq la présentation de ce dernier roman. Son rythme d'écriture est un peu affolant je trouve, difficile de garder une égalité de qualité dans cette production foisonnante. Perso, elle ne m'enchante guère

Ecrit par : maevina | 24.09.2009

Nathalie : il faut tout de même admettre qu'elle a quelque talent pour inventer des personnages improbables mais très vivants, ce qui est assez rare.
Maevina : Elle ne va pas au fond des choses même si ce qu'elle écrit se suffit à lui même. mais comme elle est satisfaite de son imagination elle ne donne pas une dimension plus élaborée à ses histoires qui pourtant y gagneraient énormément en crédibilité.

Ecrit par : marie | 24.09.2009

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