02.10.2009

A la la la.... quoi ?

Michel et Michelle sont sur le même bateau. Celui-ci se dirige tout droit vers Paris, mais comme il n’y a pas d’eau, c’est doucement qu’il y va. Autour de lui, d’autres bateaux naviguent sur le goudron. C’est dire si chacun à l’air bancal. Mais Michel et Michelle ont rendez-vous avec un truc de proximité. Un juge qu’on dit. Ils ont peur d’arriver en retard. Alors ils mettent les voiles, font pousser des ailes à leur bateau, embrayent, débrayent, dépassent, font pétarader leur engin qui se meut doucement comme un phoque sur du sable…. Ils ne seront pas à l’heure mais qu’importe. Personne n’est là pour le remarquer, si ce n’est l’avocat de la partie qui s’oppose à la partie que forment Michel et Michelle. Le tribunal d’instance est occupé dans une de ses salles par des avocats vêtus de noir d’un côté, et par des on-ne-sait-quoi de l’autre côté. Michel et Michelle sont demandés à la barre. Quelle cacophonie, tout le monde veut parler, défendre sa cause, accuser l’autre. Dossier incomplet soudain s’écrie une dame qui semble avoir autorité… Mais, mais, mais, bafouille l’avocat … Pas de Mais, Mais, Mais, qui vaille … la procédure monsieur l’avocat ! La procédure, doit être respectée !

Michel et Michelle sentent la vitesse de la masse d'air les embarquer dans une autre sphère. Faisant fi de la procédure chacun s’empare de la sortie pour y respirer le vent de la cité fait de pétrole et de poissons plus ou moins frais. A la sortie, Michel et Michelle et l’avocat taillent une bavette (ou une brandade). Histoire ne n’être pas venus pour rien. Et de mots à mots, d’idées à idées, ils s’arrangent, calculent, font des concessions et finalement se mettent d’accord sur un point d’ancrage trouvé au hasard. Un ancrage pour ne pas chavirer. Ne pas chavirer pour pouvoir prendre le large plus tard : Michel et Michelle d’un côté, l’avocat de l’autre.

29.09.2009

Vernissages à volonté

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Ah on sait s'occuper nous dans nos petits villages normands.
Ici inauguration d'une nouvelle expo de peinture au château de Vascoeuil.
La petite dame qui n'est pas en jaune, c'est la député-maire de Rouen.
Le monsieur au premier plan représente la Région de l'Eure. (Socialiste....)
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Ici c'est à Lyons. on inaugure l'ouverture d'un restaurant(assez bon je dois dire)
Mais faut au moins pour ça inviter un ministre de l'alimentation et pouet pouet....
ainsi que tous les sénateurs et députés de droite pour
fêter ça !
Le restaurateur aurait-il des ambitions politiques ? Mais non, jamais à quoi bon la politique...
C'est bien connu, tout le monde à droite est apolitique.
Remarquez le monsieur au centre ! Il est tout admiratif devant le ministre.
C'est le maire de mon petit village... c'est-y pas mignon cette admiration !
(Merci Karine pour la photo !)

28.09.2009

La rose

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Belle rose sous la pression d'une toile d'araignée...

27.09.2009

Miss dauphine Eure

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Elle espère obtenir le titre de Miss Normandie.

25.09.2009

phrase du jour

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S'asseoir sur une chaise et la laisser vide
...

23.09.2009

Amélie Nothomb

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« Le voyage d’hiver » Amélie Nothomb chez Albin Michel

 

Avant « Stupeur et tremblements » je n’ai rien lu d’Amélie Nothomb. Après, j’ai n’ai lu que : « Le voyage d’hiver » qui est son dernier. Entre les deux, l’humour a disparu, mais il n’en reste pas moins que «  Le voyage d’hiver » se lit bien et en deux heures de temps, ce qui n’est pas un gros sacrifice. On peut admirer la photo de couverture plus longtemps que le texte en lui-même car elle est signée Harcourt, le laboratoire photographique qui livre les photos signées en format 24x30 blotties dans de belles boîtes noires. On ne s’en lasse pas. Je dis ça, car il est bien connu qu’entre les titres et les couvertures, la romancière n’a jamais fait aucune concession et que ses choix, en général critiqués par les professionnels du livres passent pourtant très bien auprès du public.

 

Amélie Nothomb est un auteur régulier. Chaque année elle sort au mois de septembre un livre. Je m’étonne toutefois de son rythme de travail « Je me lève tous les matins à 4h et j’écris jusqu’à 8h. Je pratique cette discipline sans relâche. » J’ai peine à croire pourtant qu’elle ait pu mettre un an pour pondre sa dernière œuvre. Deux ou trois mois constitueraient une durée suffisante pour créer ce genre d’ouvrage léger et complètement domestiqué par une imagination toujours en alerte. Alors que fait-elle le reste du temps ? Travaille-t’elle doublement pour assurer ses vieux jours ? L’on pourrait imaginer qu’elle écrit deux ou même trois livres par an et qu’elle les garde en réserve pour ces années futures où son imagination pourrait lui ferait défaut ? ! Amélie Nothomb qui pense à ses vieux jours ? Cela pourrait tout aussi bien être le thème d’un prochain livre ! « Une année j’écris une fiction, une année j’écris sur moi. » Donc plus qu’un an pour savoir à quelle sauce l’auteur va se servir.


Mais que raconte « Le voyage d’hiver » ? L’histoire d’un dépit amoureux qui pousse le narrateur à détourner un avion pour le faire s’écraser sur la Tour Eiffel. Va-t’il le faire ou non ? N’aurait-il pas mieux fait de s’en prendre directement à l’objet convoité qui lui échappe ? Vous voulez le savoir ? Désolée, il faut lire le livre pour le découvrir. Et vous jugerez qu’au final, c’est un petit délire charmant.

22.09.2009

Armoire de ville

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L'art d'illustrer le vide ....